10 septembre, 2026

Microplanification : prévoyez comment vérifier la compréhension avant de choisir votre activité

Truc & astuce FP

Microplanification : prévoyez comment vérifier la compréhension avant de choisir votre activité

Une activité peut être intéressante sans nécessairement nous dire si les élèves apprennent. Prévoir la vérification dès la planification change beaucoup de choses.

Vous avez une intention pédagogique claire.

Vous savez ce que vous voulez que les élèves soient capables de faire à la fin de la période.

Il reste maintenant une question essentielle :

Comment vais-je savoir s’ils ont compris?

Cette question devrait idéalement être posée avant de choisir l’activité, le PowerPoint ou l’outil numérique.

Le truc : planifiez la preuve d’apprentissage

Lorsque vous préparez votre cours, ne pensez pas seulement à ce que vous allez faire.

Pensez aussi à ce que les élèves devront dire, montrer, expliquer, choisir, produire ou réaliser pour vous permettre de constater leur compréhension.

Une bonne activité n’est pas seulement agréable ou dynamique. Elle doit aussi produire des indices sur l’apprentissage.

Quelques façons simples de vérifier

💬 Expliquer

Demander à l’élève d’expliquer une étape ou une décision avec ses propres mots.

👀 Montrer

Observer l’élève pendant qu’il réalise un geste ou une procédure.

❓ Choisir

Lui proposer plusieurs options et lui demander de justifier son choix.

🛠️ Produire

Demander une courte production qui montre ce qui a été compris.

Et en formation professionnelle?

En FP, la vérification de la compréhension peut être très concrète.

🔧 Mécanique

« Qu’est-ce que tu vérifierais avant de remplacer cette pièce? »

🍳 Cuisine

« Quel indice te permet de savoir que cette cuisson est adéquate? »

🩺 Santé

« Quelle serait ta priorité dans cette situation et pourquoi? »

💻 Secrétariat

« Quelle fonction utiliserais-tu pour obtenir ce résultat? »

Ensuite seulement, choisissez l’activité

Si vous savez déjà comment vous allez vérifier la compréhension, il devient beaucoup plus facile de choisir l’activité qui convient.

Exemple : si vous voulez vérifier que l’élève sait justifier une décision, un simple questionnaire à choix de réponse n’est peut-être pas suffisant.

Vous pourriez plutôt lui demander de choisir une option et d’expliquer pourquoi.

L’activité devient alors mieux alignée avec ce que vous cherchez réellement à observer.

Une microplanification très simple

Quatre questions suffisent souvent

1. Qu’est-ce que je veux que l’élève apprenne?
2. Qu’est-ce qu’il devra faire pour me montrer qu’il a compris?
3. Quelle activité lui permettra de s’entraîner?
4. Quel outil ou quelle ressource peut soutenir le tout?

Et le numérique?

Le numérique peut évidemment aider à vérifier rapidement la compréhension.

❓ Forms
Vérifier rapidement quelques notions.
📊 Questionnaire interactif
Obtenir une rétroaction immédiate.
🎥 Capsule vidéo
Demander à l’élève de commenter ou d’identifier une étape.
📱 Photo ou capture
Faire identifier une erreur ou un élément important.
Mais encore une fois : l’outil vient après la question pédagogique.

À éviter : attendre la fin du cours pour découvrir que ça n’a pas été compris

Une vérification de compréhension n’a pas besoin d’être une évaluation formelle.

Elle peut prendre 30 secondes.

Le but : obtenir assez d’information pour décider si vous pouvez avancer, si vous devez reformuler ou si les élèves ont besoin d’un peu plus de pratique.

🎯 Le truc à essayer cette semaine

Lors de la préparation de votre prochain cours, écrivez votre intention pédagogique.

Puis, avant de choisir l’activité, complétez cette phrase :

« Je saurai que mes élèves ont compris lorsqu’ils seront capables de… »

Complétez la phrase avec une action observable.

Ensuite seulement, choisissez l’activité qui permettra à vos élèves de montrer cette compréhension.

Série « Truc & astuce FP » — un petit geste concret à essayer dans sa pratique.

09 septembre, 2026

La taxonomie en action : du programme d’études aux activités d’apprentissage

Pédagogie

La taxonomie en action : passer du programme d’études aux activités d’apprentissage

Une même compétence peut être travaillée à différents niveaux de complexité. L’enjeu n’est pas seulement de déterminer ce que l’élève doit savoir, mais aussi ce qu’on lui demande de faire avec ce savoir.

Lorsqu’on prépare une activité d’apprentissage en formation professionnelle, on pense souvent au contenu à enseigner, aux démonstrations à réaliser et aux exercices que les élèves devront effectuer.

Mais une autre question mérite notre attention : quel niveau de réflexion demandons-nous réellement à l’élève?

La vraie question n’est pas seulement : « Qu’est-ce que l’élève doit savoir? » mais aussi : « Qu’est-ce qu’il doit être capable de faire avec ce savoir? »

De la mémorisation à la création

La taxonomie permet de réfléchir à la complexité cognitive d’une tâche. Une même notion peut être abordée de différentes façons selon ce que l’on demande à l’élève de faire.

1. Mémoriser
Nommer, reconnaître ou identifier des éléments.
2. Comprendre
Expliquer une notion ou décrire son fonctionnement.
3. Appliquer
Utiliser une procédure ou réaliser une tâche.
4. Analyser
Comparer, distinguer ou établir des relations.
5. Évaluer
Porter un jugement et justifier un choix.
6. Créer
Concevoir une solution, une démarche ou une production originale.

Un même apprentissage peut être abordé autrement

Prenons un exemple très simple. Un élève peut être capable de nommer les composantes d’un outil sans nécessairement être capable de l’utiliser adéquatement dans une situation de travail.

On pourrait ensuite lui demander d’expliquer le rôle de ces composantes, de les utiliser dans une tâche, de comparer deux méthodes, de justifier un choix ou encore de concevoir une démarche complète.

Le contenu peut demeurer sensiblement le même, mais la nature de l’activité proposée transforme complètement le niveau de réflexion demandé à l’élève.

Et en formation professionnelle?

La formation professionnelle se prête particulièrement bien à cette réflexion puisque les élèves doivent constamment mobiliser des savoirs, des techniques et des stratégies dans des situations qui ressemblent au métier.

Il ne s’agit donc pas de faire « monter » artificiellement toutes les activités vers les niveaux les plus complexes. Une activité de mémorisation peut être tout à fait pertinente. L’idée est plutôt de varier les attentes et de choisir le niveau de complexité qui correspond réellement à l’apprentissage visé.

Un outil pour passer à l’action

La taxonomie en action

J’ai créé un petit outil pour rendre cette réflexion plus concrète en formation professionnelle.

Il suffit d’entrer le code ou le nom d’un DEP. L’outil génère ensuite six exemples d’apprentissage associés aux différents niveaux de la taxonomie, de la mémorisation à la création.

Les propositions sont construites à partir des objectifs et des compétences des programmes de formation professionnelle afin de conserver un lien avec le contexte réel du programme choisi.

Une source d’idées, pas une recette

Les propositions générées ne remplacent évidemment pas le jugement professionnel de l’enseignante ou de l’enseignant.

Elles servent plutôt de point de départ pour réfléchir à une activité, diversifier une séquence d’apprentissage ou simplement se demander si nous sollicitons toujours le même type de réflexion chez nos élèves.

On peut ensuite adapter l’exemple proposé au groupe, au matériel disponible, au contexte de travail et aux intentions pédagogiques.

À vous de l’essayer

Choisissez votre DEP et explorez six façons différentes de transformer les compétences du programme en pistes d’activités d’apprentissage.

Essayer La taxonomie en action →

08 septembre, 2026

Outlook : transformez un courriel en tâche pour ne plus oublier vos suivis

Truc & astuce FP

Outlook : transformez un courriel en tâche pour ne plus oublier vos suivis

Un courriel demande une action, mais vous ne pouvez pas vous en occuper immédiatement? Évitez de le laisser dormir dans votre boîte de réception.

Vous ouvrez un courriel.

Il vous demande une petite action :

📄 Vérifier un document
✉️ Répondre à une personne
📅 Confirmer une date
🔎 Faire une vérification

Mais vous n’avez pas le temps de vous en occuper maintenant.

Alors vous refermez le message en vous disant :

« Je vais m’en souvenir plus tard. »

Puis arrivent cinq, dix ou vingt autres courriels…

Et votre suivi disparaît tranquillement dans votre boîte de réception.

Le truc : utilisez le drapeau de suivi

Outlook permet de marquer un courriel avec un drapeau.

Ce petit geste permet de distinguer un message simplement reçu d’un message qui demande encore une action de votre part.

🚩 Un drapeau = j’ai encore quelque chose à faire avec ce courriel.

Comment faire?

Dans Outlook, repérez le petit drapeau associé au message.

1
Repérez le courriel qui nécessite une action.
2
Cliquez sur le drapeau de suivi.
3
Lorsque l’action est terminée, marquez le suivi comme terminé.

Selon la version d’Outlook que vous utilisez, vous pouvez également définir une échéance ou choisir quand effectuer le suivi.

Encore mieux : retrouvez vos courriels dans Microsoft To Do

Si votre organisation utilise Microsoft 365, les messages auxquels vous ajoutez un indicateur de suivi peuvent également être regroupés dans Microsoft To Do.

L’idée intéressante : votre courriel ne sert plus seulement de message. Il devient aussi un élément de votre système de tâches.

Dans Microsoft To Do, recherchez la liste associée aux courriels avec indicateur.

Vous pouvez alors retrouver au même endroit les messages qui nécessitent encore votre attention.

Un petit changement dans votre façon de gérer vos courriels

Au lieu de considérer votre boîte de réception comme une liste de choses à faire, vous pouvez distinguer deux types de messages :

📨
Information

Je lis le message. Aucune autre action n’est nécessaire.

🚩
Action

Quelque chose doit encore être fait. J’ajoute un suivi.

Exemple

📧 Un collègue vous envoie un document à vérifier

Vous recevez le document à 9 h 15, mais vous entrez en classe dans quelques minutes.

Plutôt que de laisser le message dans votre boîte en espérant vous en souvenir :

🚩 Ajoutez un indicateur de suivi.

Lorsque vous consulterez vos suivis ou Microsoft To Do plus tard, le courriel sera toujours là comme tâche à accomplir.

Attention : ne mettez pas un drapeau partout!

Si tous vos messages deviennent prioritaires, plus aucun ne l’est vraiment.

Utilisez le drapeau pour une raison précise : ce message nécessite encore une action de ma part.

Un message simplement important à conserver peut plutôt être classé dans un dossier ou retrouvé grâce à la recherche.

Une méthode simple en trois décisions

1️⃣ Je peux répondre immédiatement?
Je réponds et je passe au suivant.
2️⃣ Aucune action n’est nécessaire?
Je lis, je classe ou je laisse le message être retrouvé par la recherche.
3️⃣ Je dois agir plus tard?
🚩 J’ajoute un indicateur de suivi.

Pourquoi est-ce utile?

L’objectif n’est pas nécessairement d’avoir une boîte de réception vide.

L’objectif est plutôt de ne plus dépendre de votre mémoire pour savoir quels messages demandent encore une action.

Votre boîte de réception contient vos messages.
Votre système de tâches contient ce que vous devez faire.

🎯 Le truc à essayer cette semaine

Ouvrez votre boîte Outlook et repérez trois courriels pour lesquels vous devez encore faire quelque chose.

Ajoutez-leur un indicateur de suivi.

Si vous utilisez Microsoft To Do, ouvrez ensuite la liste des courriels avec indicateur.

📧 Courriel reçu → 🚩 Action à faire → ✅ Terminé

La prochaine fois que vous vous direz « je répondrai à ça plus tard », ajoutez un drapeau plutôt que de compter sur votre mémoire.

Série « Truc & astuce FP » — un petit geste concret à essayer dans sa pratique.